Pause Kofi, pause tendresse ?
On ne sait trop ce que se dit en son for intérieur le ghanéen Kofi Annan, au moment où celui-ci rend son tablier de secrétaire général des Nations unies... Le diplomate de l'impossible devait en avoir sa dose de traiter avec tous les grands illuminés de ce monde et surtout, de devoir, au nom de cette prestigieuse organisation dont il a été le réprésentant presque dix années durant, avaler tant de couleuvres, voir tant de conflits se perpétrer, de tensions parsemer la surface du globe, souvent au mépris des résolutions sensées les prévenir.
Petite notice biographique de l'ami Kofi :
http://www.un.org/french/sg/pages/sg_biography.html
Le sud-coréen appelé à prendre sa succession n'en a pas fini avec les turpitudes géopolitiques de ce bas-monde, entre les va t'en-guerre qui nous la jouent civilisation contre civilisation, les apprentis-joueurs à la bombe nucléaire, les sans peurs et sans reproches qui terrorisent et exterminent dans l'indifférence, il y a de quoi se convertir à la pause café mais pour la pause tendresse, il faudra bien patienter !
Qu'il cogite pour l'heure sur ce qu'affirmait son futur prédécesseur, dès 1998 : « Aujourd'hui nous vivons dans un monde où un homme a plus de chances d'être jugé s'il tue une seule personne que s'il en tue 100 000 ! ».
