De qui se Môquet-on ?
S'il est fort louable, utile même, dans un cadre néanmoins librement consenti, de rappeler la mémoire de feu Guy Môquet, résistant communiste arrêté par la police française et fusillé par les allemands à l'âge de 17 ans, le 22 octobre 1941, l'énième instrumentalisation politique à laquelle on assiste avec l'injonction sarkozyste de lire sa lettre aux élèves de France et de Navarre relève de l'ingérence bassement politicienne ou l'indécence le dispute à l'inélégance, sans parler de la méconnaissance historiographique - l'Histoire de l'Histoire - qui la sous-tend.
Le premier principe coule de source : qu'il s'agisse de Justice ou encore d'Education, il n'est pas dans les prérogatives du chef de l'exécutif français de dicter ses quatre volontés au corps enseignant qui décide, selon les programmes en vigueur que chacun de ses membres est chargé de transmettre, des tenants et aboutissants pédagogiques à appliquer à telle ou telle matière, l'Histoire pour ce qui nous intéresse ici.
L'exploitation n'est pas toujours à même de faire le larron, qui plus est lorsque l'on en vient à exploiter la mémoire de nos morts. Qu'on les laisse reposer en paix et que l'on réserve à ceux dont c'est le métier de faire oeuvre de travail de mémoire et non de "devoir", terme qui m'indispose plus qu'autre chose lorsqu'on le rattache aux périodes sombres et tragiques de notre passé.
Soulignons aussi que Guy Môquet, puisqu'il est question de lui, au-delà de la symbolique opportunément exploitable (jeune, communiste, résistant...) n'est pas le plus représentatif, de par son parcours, des fusillés de la Seconde Guerre mondiale, loin de là. Et D'ailleurs, personne ne l'est ! Guy Môquet ne fut pas le seul, alors qu'il savait sa fin proche, à avoir dit son amour, affirmé sa foi et proclamé son idéal, restant jusqu'au bout debout face à son destin, sans parler de ceux n'ayant pu laisser un témoignage. Il suffit, pour s'en convaincre, de lire l'ouvrage La vie à en mourir - Lettres de fusillés (1941-1944) sorti en 2003 aux éditions Tallandier (format poche à 6 euros en 2006 en Points.
Lorsque l'on relit certaines de ces lettres, croyez-moi, on ressent, au-delà de l'émotion qu'elles nous insufflent, un certain malaise au miroir de l'actualité du jour et de celui qui en est l'instigateur.
Le premier principe coule de source : qu'il s'agisse de Justice ou encore d'Education, il n'est pas dans les prérogatives du chef de l'exécutif français de dicter ses quatre volontés au corps enseignant qui décide, selon les programmes en vigueur que chacun de ses membres est chargé de transmettre, des tenants et aboutissants pédagogiques à appliquer à telle ou telle matière, l'Histoire pour ce qui nous intéresse ici.
L'exploitation n'est pas toujours à même de faire le larron, qui plus est lorsque l'on en vient à exploiter la mémoire de nos morts. Qu'on les laisse reposer en paix et que l'on réserve à ceux dont c'est le métier de faire oeuvre de travail de mémoire et non de "devoir", terme qui m'indispose plus qu'autre chose lorsqu'on le rattache aux périodes sombres et tragiques de notre passé.
Soulignons aussi que Guy Môquet, puisqu'il est question de lui, au-delà de la symbolique opportunément exploitable (jeune, communiste, résistant...) n'est pas le plus représentatif, de par son parcours, des fusillés de la Seconde Guerre mondiale, loin de là. Et D'ailleurs, personne ne l'est ! Guy Môquet ne fut pas le seul, alors qu'il savait sa fin proche, à avoir dit son amour, affirmé sa foi et proclamé son idéal, restant jusqu'au bout debout face à son destin, sans parler de ceux n'ayant pu laisser un témoignage. Il suffit, pour s'en convaincre, de lire l'ouvrage La vie à en mourir - Lettres de fusillés (1941-1944) sorti en 2003 aux éditions Tallandier (format poche à 6 euros en 2006 en Points.
Lorsque l'on relit certaines de ces lettres, croyez-moi, on ressent, au-delà de l'émotion qu'elles nous insufflent, un certain malaise au miroir de l'actualité du jour et de celui qui en est l'instigateur.
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