12 %
François a sans doute dû casser en deux sa biscotte ce matin, tâcher de confiture sa chemise de premier communiant en apprenant les résultats de ce sondage qui lui donne pour la première fois une estimation de vote à deux chiffre... 12 % pour le béarnais, vi vi !
François, oui, je l'appelle par son prénom car mine de rien, j'ai de l'estime pour ce garçon qui a refusé de se laisser aspirer par l'ogre UMP et s'évertue à continuer sur la voix de l'indépendance, celle d'une identité démocrate-chrétienne assumée . D'aucuns diront - ouh les mauvaises langues ! - que François poursuit avant tout son destin/dessein personnel, lui qui aspire à la présidence...
Oui mais voici venu le temps de l'aveu, si j'ai de l'estime pour le bonhomme, j'ai bien envie de rallier les mauvaises langues pour jauger ce rêve présidentiel un peu fou. Il faut bien reconnaître que la partition jouée ces derniers mois par François sonne un peu le déjà vu et, prévenons-le déjà au travers de cette très modeste tribune, s'avère d'ores et déjà vouée à l'échec patent et pathétique. Notre éleveur de chevaux a déjà entonné le refrain de la chanson UDF des prochaines présidentielles : ni droite, ni gauche mais au milieu !
En bref, le chien fou du centre-droit se rêve comme l'homme de la troisième voie, l'équilibriste opportuniste qui - et l'on sait qu'il ne se méprend guère sur l'issue finale du scrutin - se voit bien picorer le moment venu là ou le vent de la victoire soufflera... C'est presque trop beau pour être vrai ! Dans un espace aussi bipolarisé que le nôtre (lorsque la médiocrité d'une campagne n'invite pas le borgne de service au second tour), il n'y a pas de place pour l'entre-deux. Il faut se placer sur l'échiquier politique et bomber le torse en conséquence. Allez François, encore un effort !