Bologne...

Publié le par Thomas

Bologne, capitale de l'Emilie-Romagne, est un peu à l'opposé d'une ville comme Venise, visitée il y a un peu plus d'un mois... Les touristes n'y affluent guère dans les mêmes proportions, oh là non ! Ici, guère d'invasion à signaler. On ne se marche pas sur les pieds, on n'avance pas au pas de messe et on voit plus d'Italiens que de touristes ce qui n'est pas plus mal ! Et lorsque le beau temps est au rendez-vous, on essaye de passer outre le bruit des pavés et des scooters présents par milliers pour partir à sa découverte. 

La cité ne vit guère pour ceux qui font le voyage jusqu'à elle. Non, Bologne vit surtout pour et grâce à ses étudiants qui sont à cette ville ce que les touristes sont à Venise, c'est vous dire !

En plus d'être surnommée la "grassa" (cf. article précédent), Bologne est désignée par les autochtones sous le terme "dotta", la docte... Car Bologne compte l'université la plus ancienne d'Occident, dont la fondation remonte à 1088. Umberto Ecco y a créé un département devenu célèbre, celui des disciplines artistiques, musicales et du spectacles (DAMS), où accourent bon nombre d'étudiants venus des quatre coins de l'Italie. Et je peux vous dire que les étudiants sont nombreux, très nombreux ici. En semaine, on ne voit qu'eux ou presque et leurs petites "Affitasi" - annonces -  recouvrent tous les murs (y compris ceux des banques) des différents quartiers universitaires...

La cour de l'antenne principale de l'université.

Autre élément caractéristique de Bologne : ses tours, héritées de l'époque médiévale. Il y en avait une centaine à cette époque, il n'en reste plus que deux aujourd'hui, situées sur la piazza Porta Ravegnana et symboles par excellence de Bologne.

La tour des Asinelli, érigée entre 1109 et 1119, culmine à 98 mètres. J'ai eu le "plaisir" de gravir ses 498 marches et profiter d'une très jolie vue sur la ville. J'en connais un qui aurait éprouvé un sacré vertige à l'idée de monter cet escalier en bois....

Sa petite soeur, la Garisenda, haute de 47 mètres date aussi du XIIe siècle mais ne se visite pas. Il faut dire que l'édifice est incliné de presque quatre mètres... Vous aurez compris que la "tour penchée" est une spécialité italienne qui n'est pas seulement l'apanage de Pise !

Comme toute ville italienne qui se respecte, Bologne possède elle aussi une très jolie place : la piazza Maggiore où se retrouvent les habitants de la ville. Une place que vous pouvez admirez plus haut, vue d'en haut...

Les différents éléments architecturaux de la piazza Maggiore mais cette fois dans le détail à commencer par la basilique San Petronio, du nom du saint protecteur de la ville. Sa première pierre fut posée en 1390. Elle fut terminée en 1659, en style gothique. Vous remarquez sans peine la particularité de cet édifice religieux : le revêtement en marbre de la façade s'est arrêté à la partie inférieure ce qui confère à l'édifice un mélange subtil d'originalité et de goût d'inachevé...

Le palais communal dont la partie la plus ancienne date du XIIIe siècle. Au 2e étage se trouvent les collections communales ainsi que le musée Giorgio Morandi, célèbre peintre bolonais... J'ai pu même assister, l'espace de quelques minutes à un mariage dans la salle du même nom. Eh oui, à Bologne, on savoure la vie quotidienne sous toutes les "coutures" !

Le palais des Notaires (1287), siège - comme son nom l'indique ! - de la Société des notaires. Allure très médiévale... Toute la ville ou presque porte la marque de cette période de l'Histoire.

Le palais du Podestat. Le "Palatium Vetus", surmonté de la tour de l'Arengo (1212) date lui aussi du XIIIe siècle. Il fut néanmoins remanié au XVe siècle dans le style Renaissance.

 

Autre place bien connue, la piazza del Nettuno, contiguë à la piazza Maggiore. On y admire la statue en bronze du dieu de la mer, oeuvre du sculpteur flamand Jean Boulogne de Douai, dit Giambologna. Artiste qui avait pour maître Michel-Ange ! Avouez qu'il a fière allure !

Pour finir, il faut savoir que Bologne offre un très grand nombre d'arcades que l'on nome "Portici" : 38 km au bas mot ! Autant dire que toutes les avenues ou presque en comportent  pour le plus grand bonheur des flâneurs ! Qu'il pleuve, qu'il vente ou que le soleil se montre trop pesant, les arcades sont là pour se mettre à l'abri. Ici, la via dell' Indepedenza, l'une des artères principales de Bologne.

Voilà, en espérant que ce petit panorama touristique vous aura plu... ;-)

 

 

 

 

 

 

 

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Publié dans initialestb

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A
blog à part . .. le Routard n'a qu'à bien se tenir avec un cicerone comme toi!  a force de ciseler des billets ( ça vaut mieux que de les imprimer !! ) on parlera bientôt du FOTTORINO de Saint Maur...(?) alcofibras ... oui celui qui percevait des prébendes de ton bled et du mien...
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