L'ère du discount...
Avec l'arrivée de l'euro et la hausse des prix qui l'a accompagnée, beaucoup d'entre nous se sont rendus compte de l'incidence de cette fuite en avant sur la consommation, fer de lance de toute économie bien-portante...
Fort heureusement, il y a toujours, et dans divers domaines, le moyen de s'en tirer à moindre frais, même si certains me rétorqueront - parfois à raison, je le concède - que la qualité n'est pas la même...
Tout le monde connaît déjà les enseignes Lidl et Leader Price. Elles sont présentes depuis déjà un certain temps dans notre paysage. Pour ma part, j'ai fait la découverte de la dernière enseigne citée lorsque j'étais étudiant à la fac de Créteil et que je devais combler chaque jour un vide stomacal causé par l'indigence du repas servi au Crous ! Bon, tout n'est pas délicieux dans ce gene de magasin. Une étude récente a d'ailleurs démontré qu'avec les produits qui y sont vendus, la consommation de sucres, de graisses et tout ce qu'il y a de néfaste pour nos petites cellules pouvait atteindre des sommets... Certes, mais il y a toujours le moyen d'exercer sa jugeotte et de lire les étiquettes, même si le prix reste un argument massue pour nos neurones plus ou moins réveillés.
Bref, cette allusion à la bouffe discount n'est qu'une introduction à cet article sur l'ère du discount, sur des professionnels qui épousent le courant opposé de ceux qui épousent la progression exponentielle des tarifs.
Un reportage diffusé au journal de la mi-journée nous informait de l'emergence de salons de coiffure à des prix défiant toute conccurence. Mesdames, Mesdemoiselles, vous ne supportez plus de claquer entre 50 et 80 € pour la moindre coupe ? Sachez qu'il est désormais possible pour vous de n'en dépenser que 25... Alors certes, c'est vous qui êtes à la manoeuvre pour le séchage des cheveux et le cadre "brut de décoffrage" du salon ne vous dévoilera guère de beaux mâles aux coiffures affolant vos hormones en émoi... Mais est-ce là l'essentiel ? Il me semble plutôt que l'intérêt reste de se faire plaisir à moindre frais, non pour des sommes qui défient parfois l'entendement et pas seulement celui de vos maris/compagnons ou de votre banquier... :-)
Quant à vous messieurs, vous n'aurez bientôt plus aucune excuse concernant l'une des principales réprimandes que vos dulcinées sont parfois susceptibles de vous adresser : "Chéri, tu ne m'achètes jamais de fleurs !".... Oui, c'est vrai, vous le reconnaissez vous même. Cela coûte cher, crève en quelques jours ou fait le bonheur de votre animal de compagnie préféré... Mais aujourd'hui, place à la fleur discount : celle qui crève toujours en quelques jours mais revient deux fois moins cher à votre porte-monnaie. Réservez vos sorties chez le fleuriste pour son anniversaire, pour la St Valentin : moments où il vaut mieux faire dans le beau et le bien composé, ce que seul un fleuriste aguerri sait faire, il aut le reconnaître ! Mais le reste du temps, il s'agit de faire plaisir sans démesure...
Je n'apprendrai rien à tout voyageur potentiel sur les tarifs de certains vols d'avion, même si je dois avouer qu'en discutant furtivement à Venise avec un couple de touristes français, j'étais tout de même étonné d'apprendre qu'ils avaient payé chacun 20 malheureux € leur vol Beauvais-Trévise avec la compagnie Ryannair... Le discount répond bel et bien présent, on peut s'en réjouir et de demander aussi s'il y a bien un pilote dans l'avion à ce tarif là ! :-))
"Les livres, cela coûte cher" entend-je dire souvent. Sauf qu'il suffit d'aller faire un tour chez Gibert pour découvrir les dernières nouveautés de -30 à - 50% de leur valeur originelle. Pas de Gibert proche de votre lieu d'habitation ? Vous avez toujours le moyen de vous rendre sur internet et de découvrir certains sites ou ces mêmes livres sont bradés par des particuliers ou des professionnels déguisés... Je ne devrais pas dire cela, moi qui ai travaillé dans une petite librairie généraliste et qui aspire à retravailler dans ce secteur. C'est néanmoins une réalité économique que cette branche professionnelle devrait sérieusement prendre en compte si elle ne souhaite pas voir effriter son activité. Supprimer ces fameux services de presse sous forme de livres neufs et n'en présenter qu'une version papier basique serait déjà une bonne chose : cela éviterait aux éditeurs et aux libraires de voir que bon nombre de livres qui sont vendus ne leur profitent guère...
Voilà, ce ne sont que quelques exemples pour montrer, sans pour autant en faire l'alpha et l'omega de nos désirs et besoins de consommateurs que nous sommes bel et bien rentrés dans l'ère du discount !