Mon ancêtre

Publié le par Thomas

Cela fait toujours plaisir d'apprendre que l'on a comme ancêtre un homme qui, à défaut d'être resté dans les mémoires, est partie intégrante -  comme tant d'autres personnages oubliés et/ou méconnus -  de notre Histoire et - allez, j'ose ! - de notre patrimoine. Cet ancêtre se situe du côté de ma grand-mère maternelle, Meusnier de son nom de jeune fille.

Il s'agit du général Meusnier -  Jean-Baptiste Marie Meusnier de la Place, peuchère ! - dont on peut admirer la statue dans un jardin public de Tours. Cet homme ne fut pas seulement l'un des très nombreux généraux de Napoléon - sans doute l'une des raisons de sa digrâce "mémorielle" - mais aussi un scientifique émérite, auteur d'un théorème qui porte son nom, connu seulement je pense des rares mathématiciens à avoir eu la courage, la curiosité voire l'obligation de se pencher dessus. Bon, il est vrai que la grande majorité d'entre nous s'est arrêté au couple terrible formé par Pythagore et Thalès, ce qui est déjà fort louable...

Je livre ici des éléments de sa biographie découverts sur l'encyclopédie en ligne wikipedia :

Jean-Baptiste Marie Charles Meusnier de la Place est un général de la Révolution français, géomètre et mathématicien français né le 19 juin 1754 à Tours et mort le 13 juin 1793 à Cassel (près de Mayence).

On lui doit la paternité du théorème de Meusnier tiré de son une étude géométrique de la courbure des surfaces qu'il fit lors de son passage à l'école royal du Génie. Il collabora avec Lavoisier pour des études sur la décomposition de l'eau ainsi que la fabrication d'hydrogène. Il est présenté parfois comme l'inventeur du dirigeable du fait d'un projet avorté par manque de moyen qu'il proposa à l'Académie des sciences. Ce projet concernait un ballon elliptique d'environ 80 mètres et d'une capacité de 1700 mètres cubes dont la nacelle était prévue pour flotter sur l'eau. Le ballon devait être mû par trois propulseurs exigeant la force de 80 hommes.

En 1791, il est chargé avec Monge de la détermination des bases qui serviront de repères à la mesure du méridien terrestre.

Pendant la Révolution, il organisa la défense côtière en 1791. Rentré à Paris, il participa à la fabrication des assignats, il fit un court passage à l’armée du Midi. Au bureaux du ministère de la Guerre, il rendit d'importants services.

En 1792, il est membre de la société patriotique du Luxembourg créée par Jean-Nicolas Pache, avec Gaspard Monge, Jean Henri Hassenfratz et Alexandre-Théophile Vandermonde.

Le 14 février 1793, on le retrouve à l’armée du Rhin où il meurt de ses blessures. Quelque temps auparavant, il avait été nommé général de division, mais il ne le sut jamais.

 

États de service

Décorations, titres, honneurs

  • 1784 : membre de l'Académie des sciences de Paris (section de géométrie), pour sa contribution à l'étude locale des surfaces.
  • Le roi de Prusse aurait demandé un cessez-le-feu le temps que les Français inhume leur général-savant.

Bibliographie

Mémoire Sur l’équilibre des Machines aérostatiques, sur les différens moyens de les faire monter et descendre, et spécialement sur celui d’exécuter ces manœuvres, sans jeter de lest, et sans perdre d’air inflammable, en ménageant dans le ballon une capacité particulière destinée à renfermer de l’air atmosphérique.

Un général comme lui dans un arbre généalogique, faut avouer que cela fait son effet ! :-)

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Publié dans initialestb

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