Leçon de cuisine au TPI

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Charles Taylor... Ce nom vous dit certainement quelque chose. Cet homme, ancien militaire, élu président du Libéria en 1997 est jugé actuellement du côté de La Haye pour des crimes contre l'humanité  perpétrés durant la guerre en Sierra Leone, entre 1991 et 2002. Le dernier compte-rendu en date de son procès a de quoi vous remuer les tripes, d'autant que celles-ci semblent comestibles au regard du principal accusé. Non pas que l'on s'attende, je vous vois venir, à ce que le TPI ait affaire dans le cas présent - comme dans tous les cas d'ailleurs - au parfait agneau, archange de l'innocence et du malentendu en zones hostiles, baignées par le sang avant même que la communauté internationale ne daigne s'y intéresser ou  y mettre le holà... Mais quand même...

Venons en donc au plus croustillant, si tenté que la chair humaine le soit. On apprend ainsi de la bouche d'un certain Zigzag - qui contrairement à ce que laisse sous-entendre son petit nom, n'y va guère par  quatre chemins -  que  l'ami  Taylor encourageait ses hommes, dont lui-même,  commandant d'un escadron de la mort, à pratiquer le cannibalisme... A croire que c'est avec les vieilles recettes que l'on fait les meilleures  guerres, avec l'humanité ramenée au plus bas de l'instinct bestial que l'on affiche sa supériorité, jusque dans ses entraille et à travers l'assouvissement de l'un des besoins primaires de l'espèce humaine...

Zigzag de raconter que  [Taylor]  "nous a dit que nous pouvions manger les blancs des Nations  unies [...], les utiliser comme des porcs, les manger".... Charmant programme de consistance n'est-il pas ?  L'avocat de Charles Taylor, maître Griffiths  certainement d'humeur cocasse,  usant d'une ironie qui ne s'accorde que très peu avec un tel chef d'incrimination de renchérir : "les avez-vous cuisinés" ? Vous le constatez avec moi, on embraye sur le tempo de la grande bouffe en mode  macabre... Zigzag opinant du chef, notre ami avocat s'enquiert dès lors de le prendre pour le Cyril Lignac libérien  : "Et comment prépare-t-on un être humain ?"  Accrochez-vous bonnes âmes, nous ne nous dirigeons pas vers un remake de "Bon appétit bien sûr" ! Pas de Joël Robuchon à l'horizon mais un vaillant petit éxécutant de la gastronomie à la sauce Taylor : "Nous coupons la gorge, ensuite nous jetons la tête et les intestins. Après, nous mettons la chair dans une casserole et nous faisons cuire. Charles Taylor le sait, il nous a dit que nous pouvions les manger"... Le comble du raffinement suit, car notre homme semble être un esthète de la bonne chair : "Mais je ne pouvais pas les manger cru, nous avons fait un barbecue, avec du sel et du poivre". Vous l'aurez compris, il ne manquait plus que l'oeuf et un peu de sauce et notre homme se concoctait un tartare !


En guise de digestif, ces charmants commandos pouvaient se lâcher sur les civils,  en toute impunité et avec la bénédiction de tonton Taylor. Je vous épargne le traitement réservé aux adultes  qu'il ne s'agissait plus de déguster mais de transformer en trophés de guerre, avec la tête sur un bâton et les intestins pour assurer leur équilibre de part et d'autre des routes ... Bienvenue au pays ! Quant aux bébés, on ne s'embarassait guère... "Ce n'est pas difficile" lâche un témoin "Vous les cognez contre le mur et après, vous les jetez dans un trou ou à la rivière. Ensuite vous faites un rapport à  Charles Taylor". On imagine la scène "alors mon brave, tu as bien cogné du nouveau-né aujourd'hui, tu as amélioré ton  score au lancer dans la rivière  ?"

On savait que l'homme était un loup pour l'homme mais de là à ce qu'il en fasse encore, à l'aube du XXIe siècle, matière à steack, laisse augurer avec crainte du futur... On espère néanmoins un régime végétarien strict pour le propagateur de telles pensées même si du pain et de l'eau, c'est déjà trop.



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Publié dans initialestb

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J
BEUUUUU RRRR KKKKK
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