Troyes

Publié le par Thomas

Samedi 22 juillet, lever à l'aube, direction l'Aube ou nous partimes à deux pour Troyes. Vous me suivez ? Quelle entame, n'est-ce pas ! Celle ville le vaut bien et j'ai donc pris plaisir à la redécouvrir,  ranimer par là même quelques souvenirs depuis trop longtemps enfouis dans ma mémoire.

Le premier contact avec la capitale historique de la Champagne nous fait tomber nez à nez avec sa cathédrale. Cela tombe fort bien, il s'agit là d'un très joli morceau de bravoure architecturale.


Commencée au XIIIe siècle, celle-ci ne fut achevée qu'au XVIIe. Et comme pas mal de ses "soeurettes" , elle reste à jamais inachevée, faute de moyens, avec une seule tour en guise de sommet. Elle n'en garde pas moins un aspect massif et majestueux - flamboyant s'écrieront quelques esthètes connaisseurs ! -  qui impose à tout visiteur un certain recul pour mieux apprécier son aspect extérieur !


Classique et superbe, la nef....


Mais ce qui fait la particularité de cet édifice religieux, ce sont ses vitraux, impressionnants tant par leur quantité - 1500 m2 - que leur qualité d'exécution au travers des siècles, avec des couleurs souvent  chatoyantes, magnifiées aux premières heures du jour. Rappelons aux curieux que le département de l'Aube est le premier en France pour le nombre de ses vitraux. Rien d'étonnant à ce que la cathédrale de son chef-lieu soit devenu le plus bel étendard de cet art...



Deux détails des vitraux situés au niveau de la nef, avec la technique dite du verre peint, époque Renaissance. L'Annonciation puis la naissance de l'enfant Jésus...


Une cathédrâle sans gargouilles, j'avoue que c'est un peu comme l'affaire Clearstream sans Villepin, il y aurait comme un manque ! Quoi que celle-ci ne semble toujours pas s'être remise des dernières élections.... N'y aurait-il pas comme une rupture au niveau du faciès ?





Passée l'expiation des péchés, direction la vieille ville avec ses ruelles pavées et pietonnes et ses maisons à pans de bois ou colombages. Le plus grand ensemble qui subsiste encore aujourd'hui en France. Troyes, reine des vitraux et des maisons à pans de bois, qui l'eût cru ?


Alors, le colombage troyen, qu'on se le dise, n'est pas difficile à reconnaître. Et une fois les clés visuelles délivrées par notre pittoresque et envoûtante guide - les jurés de la Star Ac'  l'aurait certainement qualifiée "d'habitée" -, on s'amuse à retrouver un peu partout ce signe de reconnaissance à trois bandes. Je ne vous parle pas là d'Adidas, ne vous égarez pas mes chères brebis, mais bien du colombage qui rime avec le nom de la ville soit Troyes pour trois pans de bois : au minimum un horizontal, un vertical et un en oblique. Inutile de se pendre l'andouillette, comme vous pouvez le constater sur le cliché, pédagogique à souhait, reproduit ci-dessus.


Avec quelques exemples....












La Salamandre... François 1er  est en effet passé par là !



Ah ! Vous ne pouviez manquer le colossal jubé de l'église Sainte-Madeleine, suspendu entre le choeur et la nef et dont on se dit qu'il tient un peu par l'opération du Saint Esprit... Edifié par l'architecte Jean Galide, il est d'un gothique  flamboyant pour ne pas dire brûlant...

A l'époque, on pensait déjà qu'il ne ferait pas long feu... Comme pour piquer au vif les malins et par la même la destinée de sa propre oeuvre, le sieur Galide demanda à se faire enterrer sous son oeuvre, avec l'épitaphe suivante "J'attends la résurrection sans crainte d'être écrasé par mon oeuvre"... Rien que çà... Trop d'orgueil tue la permanence de la concession tombale. Car si le jubé a bien résisté, notre architecte a subi un transfert dès la première rénovation des lieux. La résurrection est comme toutes les bonnes choses : elle a une fin !


Et un petit clin d'oeil en bout de poutre pour finir !
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Publié dans initialestb

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