Chantilly, crème de chateau

Publié le par Thomas

Loin de moi l'idée d'évoquer des vacances auxquelles je n'ai pas droit cet été, alors que d'autres y pataugent à n'en plus finir, se complaisant souvent - le sourire béat -  dans ce privilège dont ils finissent par ne plus avoir conscience...

Mais enfin, le 14 juillet - qui tombait un samedi, youpi ! - les dimanches et autres jours de congés m'ont octroyé quelques plages de liberté que j'ai décidé d'occuper au mieux avec ma dulcinée.

Tout a donc commencé, et puisque l'on parlait de lui à l'instant, par ce beau samedi ensoleillé que fut en cette année le 14 juillet. Et pendant que Sarko 1er se la faisait mousser sur les Champs-Elysées nous avons décidé de jeter l'ancre du côté de Chantilly. Au-delà de la crème éponyme, il s'agissait plutôt, en ce jour d'été, d'user de la solaire dans ce coin de grande couronne parisienne.

Mais plus qu'une crème, qui assure depuis Vatel, son concepteur, la renommée patissière des lieux, c'est d'un magnifique chateau dont il sera question ici, tant son élégance extérieure, mis en valeur par son parc, le dispute à la richesse et à la variété des collections permanentes qu'il renferme.




Que l'on se rassure, je ne vais pas vous raconter par le menu toute l'histoire de cette honorable édifice. Il est utile néanmoins de vous préciser que ce dernier fut reconstruit entre 1876 et 1883 par le Duc d'Aumale, cinquième fils de Louis-Philippe, auquel le dernier des Condé avait légué le chateau, faute d'héritier. En fait de successeur, il en avait bien un, son fils unique, le duc d'Enghien, jusqu'à ce que Bonaparte, qui n'était pas connu comme étant un enfant de choeur, ne décide de le liquider en 1804...

Le style est Renaissance, il fallait bien cela pour faire renaître un chateau dont les premières traces remontent  tout de même à la fin du Xe siècle !

Aujourd'hui, ce dernier abrite le musée Condé, un des plus riches de France près le Louvre... Il faut dire que le défilé des artistes de premier plan et des chefs d'oeuvre immortels que ces derniers ont légué ne peut laisser indifférent. Se cotoient ainsi, dans une disposition très serrée - dix-neuvièmiste quoi ! - voulue par le dernier propriétaire des lieux, des artistes tels que Poussin, Corot, Delacroix, Carrache, Raphaël (tout de même autre chose que le chanteur pour midinettes !), Rousseau, Ingres, Lippi, Mignard...


Une oeuvre d'Ingres, dont votre blogueur préféré a oublié de noter le titre... La honte !

Pour le plaisir, un détail de la galerie de Psyché, où une série de vitraux, éxécutés en 1542, narre les amours de ce dernier :



Et voici venue la salle du fantasme. Celui que ressent tout amoureux de l'objet livre lorsqu'il la (re)découvre : le Cabinet des livres avec ses 13000 volumes plus rares les uns que les autres, formidable collection réunie par un seul et même amateur, le Duc d'Aumale himself, écrivain à ses heures...


Bref, un homme de goût ce bon duc, amateur d'arts et d'intérieurs richement et élégamment ornés. Il n'y a qu'à visiter, une fois le musée digéré,  les appartements du chateau pour s'en persuader...



Une visite à conseiller, surtout par temps de défilé, et au moins pour les quatre prochaines années...
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Publié dans initialestb

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