Come-back

Publié le par Thomas

Non, je n'arrête pas le présent blog comme j'ai pu l'entendre çà et là... Il y avait de l'amertume dans l'air l'autre soir, une bonne claque qu'il me fallait digérer, même s'il ne s'agissait ni de la première, ni de la dernière. Mardi dernier, je reçois un appel de la Fnac Italie 2 pour un entretien prévu le jeudi suivant... Vous imaginez ma joie, moi qui ne cesse depuis des mois d'envoyer candidatures sur candidatures, n'ayant récolté jusqu'à ce jour qu'un CDD de deux mois à la Fnac de Val d'Europe ! Eh bien, la joie fut de courte durée car le lendemain, mercredi donc, je reçois un nouvel appel pour me prévenir que mon entretien est annulé car le recrutement avait déjà été officialisé sans que la personne m'ayant contacté soit au courant... Hum... Sympathique et original n'est-ce pas ? Alors voilà, une claque pour un brave garçon qui en a sa claque, oh là là !

Eh puis, toujours sur le même thème, celui de l'emploi, en rapport avec les nombreuses candidatures envoyées fin octobre à plusieurs librairies dites "indépendantes"...

Je me décide à contacter l'une d'elles pour demander ce qu'il en est... Demander également s'il serait possible de me faire parvenir un mail attestant de l'envoi de ma candidature : ce qui, en cas de convocation par l'ANPE peut toujours servir... Une requête légitime somme toute, vous en conviendrez....

Eh bien, je me fais recevoir comme un malpropre par un employé de ladite librairie, hautain, méprisant et indifférent, prétextant qu'ils ne procèdent pas ainsi - envoyer une réponse par mail - dans cette librairie. Je lui fais comprendre qu'au bout de deux mois d'attente d'une réponse - la moindre des politesses - et vis-à-vis des autorités "(in)compétentes", j'ai besoin d'une réponse écrite et qu'un mail me semble le mode le plus rapide et le plus économique qui soit dans cette optique. Lui me rétorque que lui et ses collègues - attention, il ne s'agit pas d'une petite librairie ! - n'ont pas que cela à faire et qu'ils doivent s'occuper des clients, des éditeurs, des fournisseurs et patati patata, comme si je ne connaissais ni le métier, ni la musique avec mes trois ans d'expérience ! Je lui fais sentir qu'il ne semble pas saisir la nature de ma démarche et la "gravité" - oui, usons du mot qui sied, la gravité ! - qui sous-tend cette dernière. Le type au bout du fil continue à jouer sa partition hautaine et finit par me concéder que le directeur est absent et que je n'ai qu'à contacter ce dernier par mail pour préciser ma demande ; car oui, lui ne l'a pas saisie, paralysée de l'empathie qu'il est.

Le soir même, nous étions le 12 janvier,  j'envoie un message au directeur des lieux :

Monsieur,

Je vous ai envoyé, en date du 27 octobre 2006, une candidature spontanée pour un poste de vendeur au sein de votre librairie. N'ayant reçu aucune nouvelle de votre part, je suppose que vous n'avez pas de poste à pourvoir. J'aurais cependant aimé savoir s'il était possible que vous me fassiez parvenir une réponse par mail, stipulant que vous avez bien reçu ma candidature et que vous n'y donnez pas suite. Le flicage ANPE-ASSEDIC et la situation de l'emploi étant ce qu'il sont aujourd'hui, j'avoue en avoir bien besoin.

Comptant sur votre compréhension - celle de votre employé que j'ai eu au téléphone étant inexistante,  plutôt un subtil mélange de mépris et d'indifférence à l'égard d'une requête a priori légitime - je vous remercie par avance pour votre réponse.

Dans cette attente, veuillez croire, Monsieur, en l'assurance de mes sentiments les meilleurs.

Pas de réponse, je relance ce cher monsieur le 17 janvier, soit cinq jours après si mes calculs sont bons...

Toujours pas de réponse, je relance une seconde fois ce vénérable directeur de cette non moins vénérable librairie le 20 janvier, ce matin donc, et là, miracle, une réponse :

Monsieur,

J'avais bien reçu votre candidature, et si nous n' avons hélas pas le temps de répondre à tous les envois, j' avais gardé votre courrier, comme je le fais pour les CV qui me paraissent pouvoir un jour correspondre à nos besoins.

Toutefois, le triple envoi de votre courrier électronique, le ton de celui-ci et son aspect délateur ne m'encourage pas à le conserver.

Alors, vous le savez toutes et tous, enfin du moins celles et ceux qui me connaissent : je suis un gentil garçon, enfin je pense sans forcer sur le cirage. Mais voilà,  il ne faut pas me prendre pour un con. Mieux, il ne faut pas me chercher, ni titiller dans un mélange de mauvaise foi et de mépris ma susceptibilité à fleur de peau ; car là, je peux avoir la plume saignante :

Monsieur,

Jouer le beau rôle ne voile guère vos "manquements". Le ton de mon courrier était parfaitement adapté à ma demande et au traitement téléphonique HONTEUX dont j'ai été victime de la part de l'un de vos employés. Libre à vous de ne pas le reconnaitre. La mauvaise foi a ses limites que votre raison semble ignorer.

Je ne doute pas que vous recevez bon nombre de candidatures et que je ne suis ni le premier, ni le dernier à vous solliciter. Mais qui est dans la position la plus inconfortable, le patron de la librairie "X" que vous êtes ou le demandeur d'emploi fliqué par l'ANPE que je suis ? Vous devez certes vous occuper de vos clients, de vos fournisseurs - fort nombreux je le sais - et je comprends aisément que cela constitue votre priorité, soyez-en assuré ! Mais combien de temps dites-moi prend l'envoi d'un mail automatique à l'adresse de chacun de ceux qui vous envoient leur candidature ? Allez, 1min30 min par mail à tout casser ? Alors, restons sérieux s'il vous plaît... Au sujet d'une candidature qui date de la fin octobre 2006 de surcroît !

Dois-je vous signaler en outre qu'à chaque entretien avec l'ANPE, l'agent qui traite notre dossier nous demande des preuves de l'envoi de candidatures ? Pensez vous que le fait d'annoncer "j'ai envoyé une candidature spontanée à la librairie X mais je n'ai reçu aucune réponse, le directeur l'a sans doute mise de côté..." suffise ?  Nous ne devons pas vivre dans le même monde, la chose est claire !

Nous n'avons pas, pour finir, les mêmes principes. Oui, il me faut vous relancer à deux reprises pour que vous daigniez me répondre, enfin ! A moi la "délation", à vous l'impolitesse.

Heureusement, d'autres libraires, s'ils n'ont pas de poste à pourvoir, comprennent fort bien ma démarche, que ce soit de visu,  au téléphone ou par mail. Certains sont désolés de ne pas m'avoir répondu, d'autres me répondent et m'encouragent dans mes démarches.

De vrais libraires en sommes... Professionnels et humains.

Voilà, la suite au prochain épisode si ce cher monsieur souhaite prolonger la conversation...

Publicité

Publié dans initialestb

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
Z
Maintenant que tu t'es grillé, à leur donner du martinet, tu peux peut être dire qui c'est?
Répondre
E
que je n'aille surtout pas chez lui.<br /> Désolé pour le BUG
Répondre
E
Tu as eu bien raison de le casser cet aristocrate autoproclamé, de surcroit libraire de faible facture. Dis moi qui c'est que n'aille surtout pas chez STP. <br /> Bises, bon courage.<br /> Tu es le meilleur d'entre nous!!!!
Répondre