Rony vs Alain
J'ai achevé hier soir la lecture de l'ouvrage La Discorde - Israël-Palestine, les Juifs, la France, conversations pimentées - le contraire eut étonné au vu du sujet et de l'identité des participants ! - entre Rony Brauman et Alain Finkielkraut ; conversations intelligemment menées par Elisabeth Levy, que je considérais jusqu'alors comme une aboyeuse de première...

Une occasion aussi de "poser" le débat, loin des invectives on ne peut plus polémistes que l'on nous sert sur le sujet depuis des lustres, a fortiori depuis le déclenchement de la seconde Intifada.
En refermant ce livre d'entretiens tenus entre 2003 et 2006, je dois vous avouer que j'ai poussé un léger soupir. Non pas par déception. Il me semble qu'au delà des positions discordantes des deux débatteurs et de la sensibilité propre à chaque lecteur, on arrive à se faire une idée bien précise sur un certain nombre de thèmes : le sionisme en premier lieu ou encore ce "nouvel antisémitisme" dont on nous a rabaché les oreilles depuis maintenant cinq ans. Certes, nous ne sommes pas sortis de l'auberge mais il y a moyen de se sentir plus "éclairé" en refermant cet énième opus sur le Proche-Orient, stimulant pour les petites cellules grises.
En rendant compte de la présente lecture, inutile pour moi de rentrer dans le détail de sujets dont je ne maîtrise que la trame événementielle.... Et encore !
Je dois souligner néanmoins que je me sens plus proche d'un Rony Brauman, dont l'emprise avec le réel et l'histoire immédiate me semble plus pertinente et par là même plus éclairante que la position formelle tenue par son contradicteur. Alain Finkielkraut, dont les envolées conceptuelles m'ont parfois donné le tournis, se croit obligé de nous plonger dans les méandres d'une rhétorique quelque peu anesthésiante pour qui cherche avant tout à comprendre les faits et rien qu'eux. S'ils ne sont pas sans rapport avec le sujet ni sans intérêt sur le fond, ses allusions aux textes sacrés, aux pensées de philosophes, Hannah Arendt en premier lieu, ont plus souvent le don d'éluder le sujet que d'y répondre en toute clarté ; sans doute le défaut propre à certains philosophes mass-médiatiques !
En tous les cas, si l'un(e) d'entre vous souhaite faire le point sur l'histoire d'Israël depuis sa fondation, sur les conflits ayant égréné l'existence de ce dernier, sur la chronologie et la typologie des heurts d'avec les palestiniens, sur l'essence même et les a-peu-près du sionisme et sur les répercussions, en France, de toutes ces tensions, qu'il/elle lise cet ouvrage vivant et percutant, engagé de part et d'autre, stimulant au final.

Une occasion aussi de "poser" le débat, loin des invectives on ne peut plus polémistes que l'on nous sert sur le sujet depuis des lustres, a fortiori depuis le déclenchement de la seconde Intifada.
En refermant ce livre d'entretiens tenus entre 2003 et 2006, je dois vous avouer que j'ai poussé un léger soupir. Non pas par déception. Il me semble qu'au delà des positions discordantes des deux débatteurs et de la sensibilité propre à chaque lecteur, on arrive à se faire une idée bien précise sur un certain nombre de thèmes : le sionisme en premier lieu ou encore ce "nouvel antisémitisme" dont on nous a rabaché les oreilles depuis maintenant cinq ans. Certes, nous ne sommes pas sortis de l'auberge mais il y a moyen de se sentir plus "éclairé" en refermant cet énième opus sur le Proche-Orient, stimulant pour les petites cellules grises.
En rendant compte de la présente lecture, inutile pour moi de rentrer dans le détail de sujets dont je ne maîtrise que la trame événementielle.... Et encore !
Je dois souligner néanmoins que je me sens plus proche d'un Rony Brauman, dont l'emprise avec le réel et l'histoire immédiate me semble plus pertinente et par là même plus éclairante que la position formelle tenue par son contradicteur. Alain Finkielkraut, dont les envolées conceptuelles m'ont parfois donné le tournis, se croit obligé de nous plonger dans les méandres d'une rhétorique quelque peu anesthésiante pour qui cherche avant tout à comprendre les faits et rien qu'eux. S'ils ne sont pas sans rapport avec le sujet ni sans intérêt sur le fond, ses allusions aux textes sacrés, aux pensées de philosophes, Hannah Arendt en premier lieu, ont plus souvent le don d'éluder le sujet que d'y répondre en toute clarté ; sans doute le défaut propre à certains philosophes mass-médiatiques !
En tous les cas, si l'un(e) d'entre vous souhaite faire le point sur l'histoire d'Israël depuis sa fondation, sur les conflits ayant égréné l'existence de ce dernier, sur la chronologie et la typologie des heurts d'avec les palestiniens, sur l'essence même et les a-peu-près du sionisme et sur les répercussions, en France, de toutes ces tensions, qu'il/elle lise cet ouvrage vivant et percutant, engagé de part et d'autre, stimulant au final.
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