La photographie humaniste
La photographie humaniste 1945-1968, sympathique exposition située à la Bibliothèque nationale de France, site Richelieu que j'ai eu le plaisir de visiter vendredi en toute fin de matinée.
Edith Gerin - Avenue des Gobelins -1948
Je connaissais Willy Ronis, Robert Doisneau, Edouard Boubat et Brassaï mais je dois reconnaître que Marcel Bovis, René-Jacques, Jean Dieuzaide, Janine Niepce, Sabine Weiss, Jean Marquis, Jean-Philippe Charbonnier ou encore Eric Schwab m'étaient totalement étrangers.
Redécouvrir ainsi des scènes de la vie courante des années 40-50-60, que ce soit en ville ou à la campagne, sous le regard et l'objectif de ces hommes et femmes capteurs d'émotions a quelque chose de pittoresque et d'attendrissant à la fois.
Il y avait là aussi un moyen pour les contemporains de ces prises de vue de prendre conscience des insuffisances de leur temps, que ce soit en matière de crise du logement ou de misère des banlieues ; de prendre aussi conscience qu'une nouvelle ère, celle des loisirs, s'offrait à eux, d'appréhender le monde dans toute sa diversité ethnologique, au travers des clichés d'autres populations du globe.
Et lorsque l'on observe que ces photos servaient de support aux campagnes pour l'éducation ou la paix dans le monde, on se dit que la photographie humaniste avait du bon, placant l'hommme au coeur de son propos, avec un mélange de bienveillance et de pudeur ; un regard teinté d'imaginaire selon Cartier-Bresson himself.
La Bnf rend ainsi hommage à ce courant qui a structuré a sa manière, parmi tant d'autres éléments, le redressement de la France dans l'après-guerre.