Un auteur de talent !

Publié le par Thomas

Bon, il semble que personne n'ait vu "Truman Capote", je dois sans doute avoir mauvais goût !

Inutile de donner mon avis sur l'oeuvre du brillantissime Robert Altman (M.A.S.H., Le Privé, Short Cuts pour ceux que j'ai eu le plaisir de voir) qui vient de nous quitter, cela n'intéressera personne.

Ah là là, voilà ce que c'est que de terminer à 21h, cela fout de mauvais poil !

Heureusement, il y avait la lecture du dernier livre de Ludovic Roubaudi, paru il y a peu au Dilettante. Ceux et celles qui ne connaissent pas encore cet auteur seraient bien inspirés de filer chez leur libraire le plus proche afin de réparer ce manque.

J'ai fait connaissance avec le talent, le style "Audiardesque" de cet auteur en lisant son deuxième roman, sobrement intitulé Le 18. Les plus perspicaces d'entre vous doivent sans doute se dire qu'une histoire de pompiers se cache derrière ce numéro au combien évocateur... Et vous avez raison, pardi !  Imaginez maintenant l'effet que peut avoir l'arrivée d'une femme aux commandes d'une caserne  dans l'esprit de mâles au casque argenté, tendance macho ; ajoutez-y une bonne dose d'humour et saupoudrez le tout de personnages pas piqués des vers et vous passerez deux bonnes heures de lecture dans la joie et la bonne humeur !



Mais revenons-en à nos moutons, à nos chiens plutôt puisqu'il s'agit d'eux. Le dernier livre  de Roubaudi porte un nom lui aussi évocateur, Les chiens écrasés. Un titre qui se réfère à la rubrique journalistique du même nom, du moins celle dont on fait mention dans le jargon et qui qualifie d'ailleurs tout aussi pertinemment dans le langage populaire toutes ces petites affaires, ces petits larcins, ces nouvelles d'en bas, routinières, souvent glauques ; bref, tout ce qui peut faire le  bonheur des journalistes à la petite semaine, en mal d'inspiration ou casés au sein d'une rédaction qui n'a que cette ambition là à servir à ses lecteurs avides de sensationnel.

Quant à l'intrigue, on se contentera de dire qu'ils sont deux, l'un pondant son papier, l'autre se chargeant d'observer et de remplir la pellicule, tous deux journalistes d'un canard, le Radar, tout aussi obscur que l'est leur job des bas-fonds. Deux lascars qui vont être embarqués dans une affaire de "supérette-affamant-des-sdf" à n'en plus finir de rebondissement cocasses et guignolesques, décrits de main et d'esprit de maître par un auteur en grande forme qui confirme ici tout le bien que l'on se doit de penser de lui.

Pour vous mettre l'eau à la bouche, p.250-251 : "Tu connais l'autre nom des faits divers : les chiens écrasés. Oui, c'est comme çà qu'on parle des petites affaires avec lesquelles je gagne ma vie. [...] On s'arrête pour regarder la tripe et le sang sans même se poser la question du nom du chien ou de sa race. On s'abreuve de malheur à deux balles et ça suffit. Mon boulot à moi, c'est de bien décrire tous ces cadavres de chiens qui jalonnent les routes de France".

Pour finir, il vous reste à admirer la superbe couverture du livre, oeuvre de l'artiste Di Marco et vous finirez - du moins je l'espère - d'être conquis(e)  par une impérieuse envie de lecture !

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Publié dans initialestb

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T
Bonjour Suzanne,<br /> Satyajit Ray, oui, même si je me suis un peu ennuyé en regardant Le salon de musique... Enfin, sans doute gagne-t-il à être connu au-delà de son plus célèbre film, celui qui a su parvenir jusqu'à nous...<br /> Philippe Noiret, bon comédien, oui, qui restera dans mon souvenir comme l'acteur des Ripoux, même si on ne peut résumer son jeu à ce seul film, loin s'en faut ! Bon, deux cigares par jour pendant cinquante ans, il arrive un moment où cela ne pardonne pas, malheureusement...<br />  <br />  
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S
Moi aussi j'aimais bien les films d'ALTMAN, mais depuis jeudi soir je pleure la disparition de Philippe NOIRET dont la voix, la présence, l'humour et l'humanisme vont beaucoup manquer au cinéma français et à de nombreux cinéphiles dont je suis<br /> A signaler à Nantes jusqu'à mardi soir un très bon festival de cinéma: Le Festival des 3 Continents qui a permis à un large public de découvrir en avant première des cinéastes de talent venus d'Asie, d'Afrique, d'Amérique du Sud et qui rend hommage cette année  au grand Satyajit Ray
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J
Tes chroniques nous donnent mauvaise conscience de ne pas pouvoir lire d'avantage notamment cette toute dernière sur les "Chiens divers et autres faits écrasés "!!
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