Coulisses de musée
Comme quoi, il peut s'en passer des choses rocambolesques dans un musée ! C'est l'impression que nous laisse la lecture trépidante du premier roman de Nicolas Beaujon paru aux éditions du Dilettante, Le patrimoine de l'humanité.

Le narrateur, qui se rêvait en star du rock atterrit, après la réussite à un concours fade et sans saveurs, au poste d'agent de contact ; doucereuse image servant à qualifier de nos jours ce que l'antienne populaire désigne sous l'appellation de "gardien de musée" ; activité soporifique s'il en est puisque qu'elle consiste, comme le décrit si bien notre auteur, non sans ironie, à rester le postérieur calé sur une chaise toute la journée, dérangé par le crépitement de flashs pourtant interdits, dérangé aussi par les sempiternelles questions autour des toilettes et de la sortie. Un job du tonnerre de dieu en somme, où l'on risque de se figer tels ces personnages du patrimoine parsemant les murs du musée, ce patrimoine de l'humanité que le narrateur et ses collègues sont censés préserver, ce qui démontre au final leur utilité !
Mais l'utilité ne fait pas tout, il faut pouvoir mettre un peu de piquant dans un quotidien au combien monotone. En matière de piquant, l'inititation par un collègue à la prise de stupéfiant sonne comme un tournant, lançant ce roman vers des pentes plus trépidantes et rythmées qu'un tel métier ne le laissait augurer !
Un roman bien dans l'esprit "Dilettante" : cocasse et frondeur, accessible et divertissant.
Le narrateur, qui se rêvait en star du rock atterrit, après la réussite à un concours fade et sans saveurs, au poste d'agent de contact ; doucereuse image servant à qualifier de nos jours ce que l'antienne populaire désigne sous l'appellation de "gardien de musée" ; activité soporifique s'il en est puisque qu'elle consiste, comme le décrit si bien notre auteur, non sans ironie, à rester le postérieur calé sur une chaise toute la journée, dérangé par le crépitement de flashs pourtant interdits, dérangé aussi par les sempiternelles questions autour des toilettes et de la sortie. Un job du tonnerre de dieu en somme, où l'on risque de se figer tels ces personnages du patrimoine parsemant les murs du musée, ce patrimoine de l'humanité que le narrateur et ses collègues sont censés préserver, ce qui démontre au final leur utilité !
Mais l'utilité ne fait pas tout, il faut pouvoir mettre un peu de piquant dans un quotidien au combien monotone. En matière de piquant, l'inititation par un collègue à la prise de stupéfiant sonne comme un tournant, lançant ce roman vers des pentes plus trépidantes et rythmées qu'un tel métier ne le laissait augurer !
Un roman bien dans l'esprit "Dilettante" : cocasse et frondeur, accessible et divertissant.
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