le risque
Ce cliché, dont on cause pas mal dans le landernau médiatique, illustre à merveille selon moi une notion somme toute banale : le risque.

Le risque qu'ont pris les américains de réélire Georges W. Bush en 2004, sans doute tenaillés en leur âme et conscience par cette angoisse de l'après 11 septembre ; événement qui leur a fait croire que l'ancien gouverneur du Texas était le plus à même de les protéger contre le terrorisme. Et l'on sait que cet argument là peut avoir son importance dans l'Amérique profonde, loin de New York donc.... Mais pour quel résultat si l'on se fie à l'enlisement irakien, mise en oeuvre pratique des motivations ineptes et sans fondement ayant motivé le départ des GI'S du côté de Bagdad ? Si l'on se fie en outre aux conclusions de divers rapports ayant mis en avant l'inertie des plus hautes instances américaines avant même ce drame fondateur du XXie siècle dont on parlait plus haut ? Si l'on se penche enfin sur les déclarations tapageuses du sieur Bush contre "l'Axe du Mal", le "choc des civilisations" qui ne sont pas sans entretenir la haine et le ressentiment à l'encontre de l'Occident de toute une frange de l'humanité qui n'a souvent que cela pour éprouver ce sentiment d'existence auquel tout être humain aspire ; tout comme enfin son absence totale d'efforts dans le règlement du conflit israëlo-palestinien, que sous tend une position partiale et partisane.
Le risque pour Nicolas Sarkozy, candidat auto-déclaré-programmé-célébré-promu de s'afficher avec cet homme là, lorsque l'on sait le sentiment de l'opinion publique française à l'égard de son vis-à-vis d'un jour... Lorsque l'on sait - Blair le sait sans doute mieux que quiconque en son for intérieur - ce qu'il faut engloutir comme couleuvres pour aparaître tel l'allié fidèle, avant de d'attiser la méfiance de sa propre opinion !
Alors certes, le petit Nicolas s'affiche aux côtés d'un "winner", deux fois vainqueur d'une consultation démocratique de grande ampleur... Sans doute ce à quoi aspire notre ministre d'Etat qui souhaite sans nul doute affirmer au plus haut sa carrure sur la scène internationale, marteler sous le prisme de l'image mass-médiatique cette rupture dont il affectionne le côté "avant moi, le chaos, avec moi au plus haut" ! A se demander également si notre agité de la place Beauvau est bien dans son rôle ? S'il ne se voit pas déjà trop beau et si haut ?
Risque enfin de voir ledit agité propulsé aux commandes de notre pays. Ce côté "soif de pouvoir, culte de l'image" inonderait encore plus notre paysage politique que de raison avec cette antienne "donneur de leçons - formules nitroglycérinantes" qui risque quant à elle de vampiriser journaux écrits et oraux....
Risque perçu, identifié, à peu près évalué. Reste à le réduire, c'est tout l'enjeu des mois à venir !