Rédaction de 6e

Publié le par Thomas

En faisant un peu le ménage dans mes affaires, je suis tombé sur une des nombreuses rédactions rédigée lorsque j'étais collégien. Celle que vous allez avoir le plaisir de lire date de la fin de l'année 1990. J'étais en 6e et j'avais alors 11 ans et demi. Souvenirs, souvenirs...

 

Les aventures de Thomas Jones, l'aventurier de demain

le 25 mai 1987

Il était huit heures quand le réveil sonna, pour me rappeler que j'avais un avion à prendre à l'aéroport d'Orly, direction Nairobi, capitale du Kenya, pays des animaux sauvages et de son célèbre volcan, le Kilimandjaro. Là-bas devait m'attendre mon cousin Fabrice. Vite, j'enfilais mon pantalon, ma chemise, mes chaussettes, je vérifiais si tout était prêt : mon sac de voyage et ma caméra réglée. ensuite, mon petit déjeuner fut englouti rapidement. Je descendais de mon immeuble au 7, boulevard des Capucines à Paris pour prendre mon taxi habituel. J'étais très chargée et devais d"abord passer par mon agence de presse (je suis reporter) pour leur communiquer ma date de retour : le 18 juin. Trois semaines d'aventure en savane !

Aujourd'hui, c'était très embouteillé, si bien que je me demandais si j'attraperai mon avion. Eh bien oui, assez juste dois-je dire : à 10h50, j'étais dans mon airbus A310, assis à côté d'une charmante italienne (très belle et très sympathique ma foi !). Je discutais longuement de sa vie et de la mienne (passionnante ma foi) car en plus elle parlait français. Je mangeais mon casse-croûte quand elle me raconta qu'elle était mariée à un Canadien (je faillis m'étrangler !).

15h, nous survolions la méditerranée. Bien que je sois habitué à l'avion, j'avais un certain mal de ventre, sûrement à cause de la pizza d'hier soir ! 16h, escale à Khartoum, capitale du Soudan. 18h15, arrivée à Nairobi où je fus chaleureusement accueilli par mon cousin Fabrice. Sa maison est située juste à côté d'une réserve dont il est le gardien, à une heure en voiture de l'aéroport. En arrivant et après avoir mangé un peu de riz, je fis une partie de patloum ( jeu de carte local) puis je me coucha.

le 29 mai 1987

Tout va bien ! J'étais maintenant réhabitué à la faune aprè avoir observé quelques animaux comme le rhinocéros qui avait failli me foncer dessus, la trouille ! Derrière les palmiers, je m'avançais avec Fabrice, admirant la clarté du soleil, quand soudain je vis devant moi un rhinocéros tué à coups de fusil. Les braconniers de l'ivoire avaient encore frappé ! A la place de ses deux cornes apparaissaient deux trous sanglants servant déjà de festin aux mouches.

L'après-midi, j'observais le guépard, surnommé "le grand chasseur", pratiquant la chasse à courre. Il aperçoit un troupeau de gazelles ( sa proie préférée), approche un peu et court à toute vitesse (il peut atteindre 110 km/h) pour épuiser la plus faible des gazelles et la tuer, les crocs au cou de sa proie. autre style, la chasse à l'affût pratiquée par la lionne ( le lion, lui, préfère dormir) : elle s'avance lentement dans la brousaille, voit une proie, s'approche encore un peu et bondit sur elle à toute vitesse sur une vingtaine de mètres tout au plus. Mais la lionne peut aussi échouer.

Le soir venu, nous mangions de la ratatouille quand soudain, j'entendis un petit cri. J'allais voir avec Fabrice et là, devant la maison, Brouette son chat était étendu par terre. "Sûrement une hyène" me dit Fabrice.

6 juin 1987

Aujourd'hui, il faisait très chaud sur la savane, si bien que je décidais le matin de faire la grasse matinée. En prenant mon petit déjeuner, je vis entrer dans ma chambre un scorpion. Je pris mon couteau pour le lui planter en plein milieu ! Ah la sale bête !!

Après, je partis filmer les éléphants. Cet énormé animal a de l'appétit. En attrapant des feuilles perchées à 5 mètes sur un arbre, il peut en une journée avaler 200 kilos de matière végétale : pas mal ! Son petit, l'éléphanteau, adore s'amuser et têter sa mère. Avec leurs trompes, ils s'aspergent les uns les autres !

Un peu plus loin dans la rivière vit l'hippopotame, le "cheval des mers". Il aime à se nourrir des herbes fraîches de la savane et n"hésite pas à faire les gros yeux aux chasseurs de la plaine même si c'est un animal pacifique !

J'observais depuis pas mal de temps les impalas, des bêtes pouvant faire des sauts de dix mètres de long et la gazelle poussant jusqu'à 60 km/h. Les zèbres, eux, vivent en troupeaux. Calmes mais très craintifs, il y a de quoi ! Avec la bonne vingtaine de félins qui rôdent aux alentours, ils ne peuvent qu'être sur leur garde ! Le soir, je préparais des spaghettis bolognaise, ma spécialité. Nous fîmes ensuite une partie de poker.

13 juin 1987

Une semaine avait passé et je continuais mon mini-safari photos, en commençant ce matin par la buffle, très puissant et très autoritaire. Ce mammifère n'a pas peur des félins même s'il se fait parfois attaquer. Il sait riposter, avec ses cornes longues et pointues, une arme redoutable !

En me promenant peu de temps après parmi les herbes brouisailleuses de la savane, je m'arrêta vif devant une scène cruelle : un énorme python en train d'étouffer une gazelle en l'enroulant. Je m'éloignis vite pour manger mon pique-nique habituel. Après quoi, je me mis à filmer la sieste d'une panthère à dix mètres d'elle, parchée sur un arbre, les pattes de tous côtés. En me promenant ensuite près des palmiers, je fus bombardépar les singes de noix de coco ! Si bien que ces galopins cassèrent l'objectif de ma caméra, quelle poisse !

Le soir, pendant que je préparais une fondue bourguigonne, Fabrice  essayait de réparer l'objectif, en vain, il fallait une pièce de rechange ! Tant pis, je regarderai désormais avec les yeux ! La nuit venue, après une partie de poker, en plein milieu du coucher de soleil, je vis un lion se lever pour aller boire à la rivière et surprendre ainsi un troupeau d'antilopes, impressionnant !

17 juin 1987

Le jour du départ était arrivé. en prenant mes bagages, Fabrice me demanda si je n'avais rien oublié. Ah ui, ma camera lui dis-je. Bien qu'elle soit cassée, j'y tenais beaucoup. Je fis une dernière ballade à travers la savane. Pour les dernières heures qu'il me restait à passer ici, je décidais de faire un détour par le Kilimandjaro, le plus haut sommet du Kenya et de déjeuner dans un petit restaurant de Nakuru, modeste mais excellent. Après, je me dirigeais en jeep vers Nairobi. Arrivé à l'aéroport, je remercia mon cousin, prit l'avion de 18h45 pour Paris. Au revoir Kenya, pays des animaux sauvages !

 

 

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Publié dans initialestb

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