Souvenirs de Bac...

Publié le par Thomas

La lecture furtive - par le plus grand des hasards, faut-il le préciser ! - du titre de la première page du supplément littéraire du Figaro, demandant à quelques romanciers de repasser l'épreuve de français, a fait ressurgir en moi les souvenirs de mon baccalauréat... C'était en 1997, neuf ans déjà !

Il faisait bien chaud en ce mois de juin, à l'image des journées assoiffantes que nous venons de traverser. La convocation m'invitait à me rendre au lycée Guillaume Budé, sis à Limeil-Brévannes, juste au dessous de la piste d'aterrissage de l'aéroport d'Orly...

La première épreuve se déroulait à l'oral, une semaine environ avant le début des hostilités. L'italien, ma troisième langue, était à l'honneur. Tout s'était fort bien passé. Il faut dire que la jeune enseignante chargée de m'interroger avait été l'élève de ma professeure de terminale, Françoise Brun, bien connue des lecteurs et lectrices du romancier Alessandro Barrico pour en être la traductrice !

Le grand jour arriva vite avec la philosophie en guise de hors-d'oeuvre. La philosophie, spécialité/spécificité franco-française, marronier des journaux télévisés...

Je me souviens fort bien que le premier sujet - "Si le droit est relatif aux temps et aux lieux, faut-il renoncer à l'idée d'une justice universelle ?" - me semblait un peu trop hardu de prime abord, même pour le littéraire que j'étais... Quant au second sujet -  "Dans quels domaines est-il légitime de prendre la nature comme modèle ?" - j'avais senti comme un piège. Sa formulation l'apparentait plus selon moi à une question de cours qu'à une dissertation philosophique ! Tout cela pour dire que je m'étais reporté sur le commentaire de texte, avec le sentiment qu'aucune solution de facilité ne résidait dans ce choix-là... Un pis-aller en somme. Le texte était l'oeuvre de Descartes et avait pour thème le désir. Plus que de le commenter en profondeur, j'avais essayé de le confronter à d'autres auteurs ayant abordé le même sujet, à l'image de Platon dans son Banquet...

Les épreuves suivantes se déroulèrent au pas de course. Le lendemain, ce fut au tour de celle de lettres. Deux questions portant sur le roman Le chevalier à la Charette de Chrétien de Troyes étaient soumises à notre sagacité. Je maîtrisais très bien les quatres oeuvres au programme et tomber sur ce roman là ne me faisait ni chaud ni froid... Je me souviens très bien de la première question -  "Qu'est-ce qui fait, selon vous, l'unité des quêtes de Lancelot ? - puisque j'étais arrivé par je ne sais quelle confusion dans mon esprit à utiliser tout au long de ma copie le terme "unicité" alors qu'il était question de disserter sur "l'unité" ! Je ne doute pas qu'au moins un point s'était envolé dans cette histoire !

A peine le temps de souffler sous le soleil - une demie-heure - et il nous fallait embrayer sur l'épreuve de mathématiques, tant aimée des littéraires réfractaires à cette matière ! Une épreuve que j'avais bien travaillée, en raison de problèmes de maux de tête - ophtalmiques ! -  dont je ne connaissais alors pas la source et qui rendaient toute révision linéaire approfondie on ne peut plus délicate. Si je n'avais pas eu ces maux de tête, je n'aurais probablement pas révisé l'épreuve de mathématiques avec un tel sérieux, ni peut-être obtenu la moitié de la note que j'ai obtenue ! Bon, autant préciser, sur un autre point, que je n'ai jamais compris pourquoi les élèves de la série ES passaient eux-aussi cette épreuve "facilissime"  ou 70% d'entre eux décrochaient la note suprême... Une hérésie !

Je finis cet article empreint de nostalgie - ;-) -  avec l'épreuve d'Histoire-géographie. Concernant la géographie, je traitais pour la troisième fois dans l'année, après un contrôle et un bac blanc, le sujet "La population mondiale : répartition, évolution et perspectives"... Autant vous dire que je m'étais mis en pilotage automatique une heure durant ! Le sujet d'Histoire était un fort beau sujet, néanmoins pensé pour tester notre endurance chronologique ! "Le monde communiste européen, des lendemains de la seconde guerre mondiale à 1991"... Jusqu'en 1975, cela allait très bien pour moi, merci, mais je me souviens  avoir un peu ramé sur l'intervalle 1975-1991 et terminé sur les rotules en compagnie de mister perestroika, Gorby himself !

Message subliminal pour finir :

Courage Nono !

Publicité

Publié dans initialestb

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article