Toujours plus
Je ne ferai pas allusion dans cet article au dernier ouvrage de François de Closets dont j'ai tout de même lu la quatrième de couverture ; livre qui met sans doute le doigt - et avec brio d'après les quelques pages que j'ai pu parcourir - sur tous les aspérités délétères de notre société....
Le "toujours plus" renvoit ici à ces "grands" patrons qui cherchent à tout prix à remplir leur besace ; bref à s'en mettre plein les poches, qu'importe le sens de la retenue et des proportions.
Dernier exemple en date, le président du conseil d'administration du groupe Vinci, Antoine Zacharias... Alors cet affreux jojo là, il en "veut". Et que l'on ne vienne pas me dire que nous vivons dans un système capitaliste ou les émoluments de ces requins sont à la mesure de leurs reponsabilités ! L'argumentaire officieux du Medef - l'officiel aussi d'aileurs - n'étant pas vraiment ma tasse de thé...
Notre partisan de l'immoralité à tout rompre a reçu 13 millions d'euros lors de l'abandon de son poste de PDG en 2005, soit trois fois sa rémunération de ladite année. Toujours en 2005, il a levé pour 29 millions d'euro de stock options. Depuis 2006, notre retraité de 66 ans touche une retraite chapeau qui lui permet de se renflouer à hauteur de 2 millions d'euros l'année... Inventaire terminé ? Eh bien non, nous sommes dans la logique du "toujours plus" vous disais-je : jamais assez pour être satisfait, bien trop peu pour contenter son nombril et s'assurer une retraite avec une cuillère en or greffée dans le gosier. Notre requi mange-tout possède en plus 2 322672 actions du groupe et 3 585 000 stock-options.
Au total : 200 millions d'euros pour notre terroriste du capitalisme sauvage et puant.
Mais l'honneur est presque sauf pour le commun des mortels, le groupe Vinci vient de refuser d'octroyer à son ex-PDG une prime pour avoir obtenu la privatisation des Autoroutes du sud de la France !
Dieu que les fins de mois doivent être difficiles pour certains de nos compatriotes !