Sept mois et tout devient risible...
Il serait dommage, sept mois après l'accession de notre nouveau monarque, ami des stars et du nouveau tsar de Russie, nouvel amoureux transi, conforté par une augmentation à tois chiffres de son pouvoir d'achat - fort pertinemment et virilement rappelée par un pêcheur du Guilvinec - de ne pas se risquer à un premier éclairage sur son action, d'établir un rapport entre toutes les promesses lancées à qui voulait le croire - et 53 % y ont cru - lors de la campagne du début 2007. La conférence de presse délivrée par notre agité du bocal elyséen à presque 700 journalistes donne à ce titre énormément de grain à moudre à votre blogueur et confirme que lesdites promesses n'engagent que celles et ceux qui veulent bien y souscrire et qu'à ce titre, notre omniprésident, n'est pas plus honnête que tous ses prédecésseurs réunis.
Et tout d'abord quelques indicateurs économiques de base, intelligibles même pour celles et ceux qui comme moi ne sont pas experts en ce domaine. Prenons la croissance : elle n'a pas dépassé les 2 % en 2007et ne devrait guère faire mieux en 2008 selon les observateurs autorisés. Autant dire qu'au regard de la plupart de nos petits camarades de la zone euro, nous faisons bien pâle figure ! Le chômage ? On nous donne l'impression mois après mois que ce dernier recule, une baisse qui se tasse soit dit en passant. C'est faire fi de deux données essentielles . D'une part, le départ à la retraite des baby-boomers qui s'accélère et en parallèle, phénomène inversement proportionnel, des créations d'emploi qui n'ont rien mais alors rien de pléthorique ; d'autre part les données du chômage intraséquement faussées depuis des lustres, ne prenant en compte que celles et ceux encore inscrits et non rayées des listes, quand ils et elles ne sont plus du tout comptabilisés, tels les rmistes, CDD d'un jour, trois jours au mieux, j'en passe et des plus invisibles au regard de notre sacro-sainte ANPE...
Vous en voulez encore ? Un petit tour du côté du commerce extérieur : il affiche un déficit abyssal, à même de rentrer dans l'histoire économique, d'autant qu'il paraît inquiétant au-delà même des importations énergétiques, pétrolifères en premier lieu. Finissons par le moral des ménages, au plus bas depuis le seuil lui aussi historique de 1995. C'était du temps de Juppé...
Impressionnant tout cela n'est-ce pas ? Alors que la droite est au pouvoir depuis plus de cinq ans et que la présidence échappe à la gauche depuis plus de douze ans. Impressionnant, alors que notre serial bateleur à talonnettes avait promis d'aller chercher la croissance avec les dents s'il le faut. Au lieu de cela nous avons droit à une politique économique illisible qui fait faire bourde sur bourde à notre ministre des finances.
Travailler plus pour gagner plus ? Les chefs d'entreprise ne semblent guère y trouver leur compte. Quant aux salariés, n'en parlons même pas. Je visionnais à nouveau hier un meeting de campagne de notre nouveau guide en civilisation (son nouveau concept, aussi grandiloquent que fumeux), meeting où il était question du pouvoir d'achat, priorité des priorités, souci principal des français. Le candidat trouvait alors anormal le niveau des revenus de bon nombre de ses concitoyens, pourfendant les fins de mois difficiles et les privations qui vont de pair. Depuis une semaine, il nous joue la tirade du circulez, il n'y a rien à voir, rien à faire ! Le pouvoir d'achat ? Jeté aux oubliettes. Le roi est nu, vive le roi ! Les caisses sont vides, délestées depuis les premiers jours de l'hyperprésidence monarchique des 15 milliards d'euros du paquet fiscal pour les mieux portants, celles et ceux pour qui le pouvoir d'achat ne relève pas du souci vital - ou moral - des fins de mois difficiles mais du mieux vivre et du confort des jours heureux.
Nous en sommes rendus, avouons-le, au stade de la trahison suprême. Mardi dernier, il n'était plus question d'améliorer les conditions de vie des français, de leur donner un coup de pouce alors que les prix flambent, au-delà même de la pompe, il s'agissait de changer la face du monde, avec la France comme aiguilleur de la prise de conscience, au FMI comme à l'ONU. Le sarko se chiraquise. S'autoproclamant le président du pouvoir d'achat, il en est rendu à se contredire et à bomber le torse pour redescendre sans trop blesser son orgueil de son piedestal. Mais là où Chirac s'était contenté de dissoudre l'assemblée et rendre sa fonction aussi représentative que fantomatique pour ce qui est du pragmatisme hexagonal, Sarkozy fait mieux : le politique, il te le malaxe, le dissout et transforme tout cela en une espèce de courant d'air médiatique perpétuel, du vent matiné de touches "pipolisantes" ou la vulgarité des attitudes et des postures - enmener Bigard baiser l'anneau du pape, il faut quand même disposer d'un sacré amour-propre ! - le dispute au grand vide des prêches complaisants dans l'autosatisfaction et le bourrage de crâne. Comme si la politique de civilisation, cela consistait à nous prendre pour des cons !
Que les non-civilisés comprennent désormais que "réduire le débat politique à la question du pouvoir d'achat, c'est absurde". Ben oui, il n'y a pas que l'argent dans la vie, il y a les jets privés des copains, les vacances au loin et l'amour ! Car sachez le, il y a au moins une chose au sujet duquel c'est sérieux, c'est Carla ! L'arme anti-sinistrose, l'éxutoire sentimental à la une de Voici ! Voici ce qui est à même de nous faire consommer, au-delà des revues pour WC qui s'en font l'écho : le probable mariage de notre parrain du CAC40 avec la chanteuse monogame en CDD. A défaut que cette dernière soit audible, le premier cité nous promet plus de risible que du possible !
Et tout d'abord quelques indicateurs économiques de base, intelligibles même pour celles et ceux qui comme moi ne sont pas experts en ce domaine. Prenons la croissance : elle n'a pas dépassé les 2 % en 2007et ne devrait guère faire mieux en 2008 selon les observateurs autorisés. Autant dire qu'au regard de la plupart de nos petits camarades de la zone euro, nous faisons bien pâle figure ! Le chômage ? On nous donne l'impression mois après mois que ce dernier recule, une baisse qui se tasse soit dit en passant. C'est faire fi de deux données essentielles . D'une part, le départ à la retraite des baby-boomers qui s'accélère et en parallèle, phénomène inversement proportionnel, des créations d'emploi qui n'ont rien mais alors rien de pléthorique ; d'autre part les données du chômage intraséquement faussées depuis des lustres, ne prenant en compte que celles et ceux encore inscrits et non rayées des listes, quand ils et elles ne sont plus du tout comptabilisés, tels les rmistes, CDD d'un jour, trois jours au mieux, j'en passe et des plus invisibles au regard de notre sacro-sainte ANPE...
Vous en voulez encore ? Un petit tour du côté du commerce extérieur : il affiche un déficit abyssal, à même de rentrer dans l'histoire économique, d'autant qu'il paraît inquiétant au-delà même des importations énergétiques, pétrolifères en premier lieu. Finissons par le moral des ménages, au plus bas depuis le seuil lui aussi historique de 1995. C'était du temps de Juppé...
Impressionnant tout cela n'est-ce pas ? Alors que la droite est au pouvoir depuis plus de cinq ans et que la présidence échappe à la gauche depuis plus de douze ans. Impressionnant, alors que notre serial bateleur à talonnettes avait promis d'aller chercher la croissance avec les dents s'il le faut. Au lieu de cela nous avons droit à une politique économique illisible qui fait faire bourde sur bourde à notre ministre des finances.
Travailler plus pour gagner plus ? Les chefs d'entreprise ne semblent guère y trouver leur compte. Quant aux salariés, n'en parlons même pas. Je visionnais à nouveau hier un meeting de campagne de notre nouveau guide en civilisation (son nouveau concept, aussi grandiloquent que fumeux), meeting où il était question du pouvoir d'achat, priorité des priorités, souci principal des français. Le candidat trouvait alors anormal le niveau des revenus de bon nombre de ses concitoyens, pourfendant les fins de mois difficiles et les privations qui vont de pair. Depuis une semaine, il nous joue la tirade du circulez, il n'y a rien à voir, rien à faire ! Le pouvoir d'achat ? Jeté aux oubliettes. Le roi est nu, vive le roi ! Les caisses sont vides, délestées depuis les premiers jours de l'hyperprésidence monarchique des 15 milliards d'euros du paquet fiscal pour les mieux portants, celles et ceux pour qui le pouvoir d'achat ne relève pas du souci vital - ou moral - des fins de mois difficiles mais du mieux vivre et du confort des jours heureux.
Nous en sommes rendus, avouons-le, au stade de la trahison suprême. Mardi dernier, il n'était plus question d'améliorer les conditions de vie des français, de leur donner un coup de pouce alors que les prix flambent, au-delà même de la pompe, il s'agissait de changer la face du monde, avec la France comme aiguilleur de la prise de conscience, au FMI comme à l'ONU. Le sarko se chiraquise. S'autoproclamant le président du pouvoir d'achat, il en est rendu à se contredire et à bomber le torse pour redescendre sans trop blesser son orgueil de son piedestal. Mais là où Chirac s'était contenté de dissoudre l'assemblée et rendre sa fonction aussi représentative que fantomatique pour ce qui est du pragmatisme hexagonal, Sarkozy fait mieux : le politique, il te le malaxe, le dissout et transforme tout cela en une espèce de courant d'air médiatique perpétuel, du vent matiné de touches "pipolisantes" ou la vulgarité des attitudes et des postures - enmener Bigard baiser l'anneau du pape, il faut quand même disposer d'un sacré amour-propre ! - le dispute au grand vide des prêches complaisants dans l'autosatisfaction et le bourrage de crâne. Comme si la politique de civilisation, cela consistait à nous prendre pour des cons !
Que les non-civilisés comprennent désormais que "réduire le débat politique à la question du pouvoir d'achat, c'est absurde". Ben oui, il n'y a pas que l'argent dans la vie, il y a les jets privés des copains, les vacances au loin et l'amour ! Car sachez le, il y a au moins une chose au sujet duquel c'est sérieux, c'est Carla ! L'arme anti-sinistrose, l'éxutoire sentimental à la une de Voici ! Voici ce qui est à même de nous faire consommer, au-delà des revues pour WC qui s'en font l'écho : le probable mariage de notre parrain du CAC40 avec la chanteuse monogame en CDD. A défaut que cette dernière soit audible, le premier cité nous promet plus de risible que du possible !
Publicité