Jeudi 14 août 2008
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Cannes...Encore une ville dont je ne conserve aucun souvenir mais qui, sans doute parce qu'elle revient chaque moi de mai, tel un marronnier, sur le devant de
l'actualité, ne m'est pas étrangère.
Sachant à peu près à quoi m'attendre, je n'ai guère voulu lui donner la priorité dans mon programme de visites et bien m'en a pris ; car, il faut bien vous l'avouer, et à quelques impressions près,
Cannes ne présente que peu, très peu d'intérêt. Elle est à même de titiller en moi un agacement qui ne revêt même pas pas l'amusement que j'avais pu éprouver lors de mon passage à Monaco, en
2006. Et puis le Toto, pas le genre à être impressionné devant la débauche d'argent, le summum du m'as-tu-vu, l'accumulation de marques. L'oeil caustique, le regard saccarstique et en avant
les gambettes !
Point positif : c'était un dimanche, les places de parking étaient gratuites et nous avons eu la chance d'en trouver une sur le port.
La Croisette vue des hauteurs du vieux Cannes : son hôtel de ville au premier plan, ses fastueux hôtels tout du long, ses magasins de luxe où des touristes du Golfe Persique viennent dépenser
leur rentes pétrolifères ; les nouveaux riches russes, bien présents, profitant quant à eux de mannes ausi généreuses qu'obscures octroyées par les privatisations post-soviétiques.
J'allais oublier les plages privées, véritable scandale local. Au tout début de la baie, sans doute à proximité de l'endroit où se déversent certains reflux que je n'ose nommer se trouve la
seule et unique plage publique, trente mètres de large à tout casser. Pour le reste, c'est la carte visa gold qui se met à chauffer, le transat à l'horizontale et le soleil au diapason.
Un vieux grément qui cache un peu la forêt envahissante des yachts. En des temps un peu obscurs, on se rendait au zoo pour observer en situation des tribus venues d'Afrique ou de je ne sais quelle
contrée. Notre époque veut que certains se massent devant les embarcadères de Cannes (mais aussi d'Antibes, de Saint Trop' ou de Monaco) pour scruter ces bonnes gens devisant à l'arrière de leurs
embarcation pour millionnaires, la coupe de champagne à la main. Aucune aigreur dans ce constat mais disons le tout de go : ce genre de représentation dans ce genre de ville est si prévisible qu'il
en devient lassant.
Une vue du vieux Cannes, la partie la plus ancienne de la ville, du temps où celle-ci ne comptait qu'un bon millier d'habitants. C'est à ce moment et seulement à ce moment que j'ai pu me dire
que nous n'avions pas eu tort de faire une halte ici-même.
La rue du Suquet, artère principale du quartier, envahie aujoud'hui par les restaurants. Pour le coup, je me montrerais ici un peu moins sèvère. Si on peut regretter de ne trouver rien d'autre sur
cette artère, loin de moi l'idée de qualifier toutes ces échoppes de mangeoires à touristes. De plus, vu l'endoit et l'inflation galopante des derniers mois, les tarifs m'ont paru plutôt
raisonnables - menus autour de 27 euros ; entrée, plat et dessert - avec des intitulés on ne peut plus alléchants. Après, point de test au programme, nous nous sommes contentés de
déguster tout cela du regard.
Rue Panisse... Eh oué !
L'église Notre-Dame de l'Espérance, de style roman provençal, avec laurier rose ou ciel bleu, au choix...
Fresque murale représentant en trompe-l'oeil quelques-unes des grandes figures de l'histoire du cinéma : Chaplin, Marylin, Buster Keaton et j'en passe.... Ceci pour ne pas oublier que Cannes
demeure une haute place du 7ème art...
..... Avec ses célèbres marches !
Tout est bon pour se faire remarquer, je vous avais prévenu !
Hôtel Carlton. Outre le faste du palace quatre étoiles, on peut observer ici le style Belle Epoque d'un édifice érigé en 1912 et classé monument historique depuis 1989.
On n'y dort pas à moins de 705 euros, prix de base que l'on nomme ici et en toute pudeur "chambre classique"...
L'appartement "grand luxe" - 2 chambres et 1 salon séparé - est bien évidemment possible : 5465 euros l'oreiller, c'est donné.
Publié dans : initialestb
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Se contenter d'y flaner, un après-midi, entre la mer, les collines et une vue Antibes au loin, y trouver en plus de quelques rues confidentielles, des façades, des photos, des cartons pates, des étoiles de cinéma, n'est pas pour autant du temps perdu.
NB: l'acteur accroché à l'aiguille de l'horloge n'est définitivement pas Buster Keaton mais Harold Lloyd -;)
Y flaner un après-midi, non. Deux heures suffisent car seul le vieux Cannes mérite le détour ; le reste n'étant que poudre aux yeux. Et je n'ai guère évoqué je ne sais quel "temps perdu" simplement un déficit d'intérêt on ne peut plus latent.
Après des goûts et et couleurs....