Dimanche 10 août 2008
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18:44
Non, rassurez-vous, je ne débuterai pas cet article pas un jeu de mot facile... Quoique....
Grasse, oui Grasse.... Par quelle grâce m'y suis-je rendu ? ça y est, c'est plus fort que moi ! Et cette ville que tu as parcourue en ce 20 juillet, est-elle touchée par la grâce - là, tu
touches le fond mon Toto - de je ne sais quelle disposition divine ?
Rien de tout ce surmenage un peu vaseux, il faut bien l'avouer. Se rendre à Grasse, c'est d'abord se rendre compte que la cité des parfumeurs se présente un peu comme une ville à la sud-africaine -
si j'avais dis à l'américaine, je n'aurais pas eu totalement faux non plus - avec un vieux centre qui, outre son âge, révèle son ancienneté au travers de ses immeubles pour la plupart décrépis,
sales et mal entretenus. Là ou ladite ancienneté pourrait revêtir un charme certain, on en vient à se dire en parcourant les ruelles du centre historique que tout un pan de l'architecture
originelle est un peu laissée à l'abandon et à l'usure du temps ; d'autant plus laissée à l'abandon - ceci explique un peu cela - que ces habitations sont occupées par une population en grande
partie d'origine immigrée ; les plus aisés s'installant aux entournures de l'agglomération. Si la municipalité a produit quelques efforts ces dernières années, ceux-ci se révèlent très parcimonieux
et limités aux artères les plus commerçantes. Il y a du mignon tout plein et du pas beau du tout pour vous résumer l'affaire.
Vous l'avez donc compris, Grasse m'a laissé une impression un peu mitigée en matière d'harmonie urbanistique, moins gracieuse que je ne l'espérais. Il n'en reste pas pas moins que la ville, si elle
manque un peu de grâce - c'est la dernière, promis, juré, j'arrête ! - ne manque pas de charme : une ambiance populaire, un côté ville du sud qui se laisse apprivoiser sans l'habituelle cohue
touristique, quelques monuments qui valent le coup d'oeil et puis, cette impression d'être rapidement mis au parfum...Hohoho !
De loin, la vue du vieux centre de Grasse que domine la cathédrale est plutôt engageante. Bien dans la veine de certaines villes du coin dominant en toute majesté leurs vallées...
Et justement, cette cathédrale, la voilà : Notre-Dame-du-Puy de Grasse ouverte de telle à telle heure jusqu'au 17 juillet et après.... Ben après, on ne sait pas, aucune annonce, c'est démerdez-vous
les touristes, merci monsieur le curé ! Vous aurez compris par là que l'édifice était fermé... et le coup de gueule justifié. D'autant plus justifié qu'à l'intérieur, trois Rubens et un Fragonard
n'attendaient que nous... Grrr !
Le côté charmant - et non obscur - de la Grasse avec cette sympathique ruelle
Comme tout centre historique un peu vêtuste, celui de Grasse attire de nombrux chats...
Vous dire de quelle bête il s'agit là....Euh...
Une statue de Jean-René Fragonard, peintre dont on peut admirer plusieurs toiles ici-même
Un parfumeur dans l'accoutrement qui était le sien au XVIIe siècle
Car oui, à moins d'être aveugle et d'avoir l'odorat en congés pour des raisons diverses et variées, nul ne peut ignorer que Grasse est la capitale française du parfum, avec plusieurs grandes
maisons - notamment Fragonard dont vous voyez ci-dessous une vue des ateliers - se tirant la bourre pour attirer le chaland jusqu'à leurs espaces commerciaux respectifs. Autant vous dire qu'à ce
moment, il faut avoir le nez bien accroché pour résister au déluge d'effluves et de senteurs envahissant vos narines.... Séphora puissance dix !
Gentillette place dont j'ai un peu oublié le nom, cela me reviendra !
Bon, je vous parlais plus haut de logements un peu vêtustes. Il n'empêche que certains se démènent pour réhabiliter tout cela... jusqu'à habiller leurs échaffaudages d'oeuvres pour le moins
"kitchisantes" !
Publié dans : initialestb
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